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Benin/Conférence internationale sur les maladies du manioc: La Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d'Ivoire apporte sa contribution

International, 27.06.2018 14:38, vu 362 fois
Sa Majesté Désiré Amon-P TANOE a fait une communication à la confrence du Bénin
Sa Majesté Désiré Amon-P TANOE a fait une communication à la confrence du Bénin
Cotonou, la Capitale du Bénin, pays de l’Afrique de l’ouest a abrité la conférence internationale sur les maladies virales du manioc.

Celle-ci avait pour objectif de sensibiliser les gouvernants et les leaders africains à l’urgence de la mise en place d’une stratégie régionale pour combattre la menace des maladies virales du manioc, entre autres la mosaïque et la Striure brune du manioc, sur la sécurité alimentaire.Cette rencontre a été initiée par le Programme WAVE (West Africa Virus Epideomologic for Food Security). Durant trois jours, celle-ci a réuni des décideurs venus de 12 pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre. A savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.
La Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), partie prenante de la lutte contre la menace des maladies virales du manioc, a pris une part active à cette conférence Internationale afin d’apporter son expertise.
Occasion pour Sa Majesté Désiré Amon-P TANOE, Président de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels(CNRCT) ,4eme intervenant de cette rencontre, d’instruire les participants sur les conséquences des maladies virales du manioc ; sans ignorer d’indiquer en quoi la chefferie traditionnelle peut-elle contribuer au processus de lutte. « La maladie de la Striure brune du manioc serait alors un fléau qui dévasterait nos plantations et nous réduirait à la famine. C’est la raison de notre présence à cette rencontre de Cotonou. Comment allons-nous nourrir nos populations, nos peuples ? Face à une telle menace, nous estimons qu’il n’y a pas suffisamment de communication sur le risque et d’implication significative de la société civile. Nous pensons que nous devons accompagner le programme WAVE dans les actions visant à réduire l’impact de la mosaïque du manioc, maitriser l’avancée ou juguler la maladie de la striure brune du manioc. A notre humble avis, un véritable plan de sécurité et de prévention doit être conçu et déployé au niveau régional. Il faudrait étendre la sensibilisation à tous les territoires qui cultivent le manioc. Mais ces actions nécessitent des moyens humains et économiques, de la formation et de l’information. De notre position de Rois et Chefs traditionnels, nous pouvons aider à susciter la volonté politique pour rendre prioritaire la lutte et la prévention contre les maladies virales dans les programmes nationaux d’investissement agricole. Nous pouvons aussi soutenir les campagnes de sensibilisation auprès de nos peuples en vue de l’adoption de toute pratique jugée utile à notre cause commune », a-t-il déclaré. Précisant que « Nous, Rois et Chefs traditionnels d’Afrique, sommes l’interface entre la population rurale et le gouvernement. Nous sommes garants du bien-être de nos sujets et nous en sommes soucieux. En tant que fiers africains nous devons prendre des initiatives pour assurer l’alimentation en qualité et en quantité de nos peuples. Autant nos populations dont les producteurs, nous écoutent, autant les gouvernants nous tendent une oreille attentive. Nous estimons qu’il serait juste, autant que possible, de nous impliquer dans la lutte contre les maladies virales du manioc et surtout la prévention ».
Avant lui, le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du BENIN, pays d’accueil de la conférence, est revenu sur le danger qui guette la production du manioc ; tout en déplorant le manque d’anticipation des gouvernants africains. « Aujourd’hui, les maladies virales constituent un véritable danger, nous savons tous le mal, que faisons-nous pour lui barrer la route ? Et s’il y’a survenu quel alerte lançons-nous ? Quelle est notre capacité de riposte ? » S’est-il interrogé afin d’inviter les uns et les autres à prendre leurs responsabilités dans le renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique.
Signalons que la mosaïque est une maladie virale du manioc. Elle est apparue au début des années 1990. Elle fait perdre les feuilles au plant et rend les tubercules rachitiques. Cette maladie (un virus) se répand très facilement et rapidement d'un plant à l'autre. La mouche blanche serait un vecteur de transmission. La maladie s'est développée dans plusieurs pays africains (Kenya, Congo-Brazzaville entre autres)
Selon M. Puta Justin, Directeur exécutif du Programme WAVE, parmi les maladies du manioc, deux sont particulièrement préoccupantes : la mosaïque africaine déjà présente en Afrique de l’Ouest qui peut entrainer 40 à 70% de perte de rendement et la striure brune du manioc qui sévit en Afrique de l’Est et du Centre mais progresse vers l’Ouest. Très dangereuse, cette dernière pathologie peut occasionner des pertes pouvant atteindre 90 à 100% des plantations. Le Programme West Africa Virus Epideomologic for Food Security et des Scientifiques à la lutte contre les maladies virales du manioc avaient déjà établis un réseau de virologues des pays membres. Cette première phase a également permis d’élaborer et d’harmoniser des outils et des protocoles de diagnostic pour une surveillance régionale efficace des pathologies du manioc.
Autant de résultats significatifs qui ouvrent de nouvelles perspectives à envisager dans le cadre de la deuxième phase. Il s’agira, entre autres, de poursuivre le renforcement des capacités des acteurs de la filières manioc dans la gestion des maladies, de mettre en place un système de veille par une surveillance participative innovante utilisant les dernières technologies, de développer des stratégies régionales d’alerte et d’intervention rapide contre la striure brune.
Rappelons que le manioc est une plante originaire de l’Amérique latine. Il a été introduit en Côte d’Ivoire par les populations immigrantes AKAN venant du sud du Ghana, notamment les Abouré et les Aladjan. Il est la deuxième culture vivrière après l’igname. Sa production dont la plus grande partie se trouve dans la moitié sud du pays couvre environ 80% du territoire national. Le manioc constitue à la fois une culture de subsistance et une culture de rente pour les producteurs. Il est la principale source alimentaire de nombreuses populations africaines. Aussi, les moindres maladies peuvent provoquer des dégâts auprès des populations (famines en cas de non approvisionnement extérieur).
Le manioc peut être transformé en différents produits alimentaires ou industriels. Le produit transformé a une durée de conservation plus ou moins longue. Le procédé de transformation peut passer ou non par la fermentation. Il est réalisé au niveau domestique ou au niveau industriel. En Côte d’Ivoire, les principaux produits issus des tubercules sont les suivants :
- Au niveau domestique : attiéké, foutou, gari, toh, ragoût, tapioca, placali, Kongodé ,liqueur, etc.
- Au niveau industriel : amidon, farine, pain, granulé, apprêt de textile, colle, etc.
Le manioc est l’une des plantes vivrières Les plus importantes de la zone tropicale Humide. La production annuelle de manioc en Afrique représente plus De la moitié de la production mondiale, Estimée à 256,56 millions de tonnes.
En Côte d’Ivoire le manioc est produit dans tout le pays mais principalement dans le sud, l’ouest et le centre. La production annuelle atteint 2,41 millions de tonnes, avec un rendement moyen de 6,5 tonnes par hectare. Le manioc contribue à l’alimentation humaine et animale. Il est aussi utilisé dans les industries (textile, papier, etc.).
Les deux premiers font l’objet de commerce au niveau national et international.
Le Manioc, aliment de base pour près de 8OO Millions de personnes dans le monde dont près de 500 Millions d’africains, est menacé par des maladies virales au nombre desquels la mosaïque ayant occasionné d’énormes pertes en termes de rendement.









Source : TENIN ZADI

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