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Cacao Les géants du cacao acceptent de payer $ 2600 les fèves de Côte d'Ivoire et du Ghana

Economie, 13.06.2019 22:26, vu 251 fois
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La boucle est bouclée et un pas de géant vient d'être fait dans le monde du cacao. La Côte d'Ivoire et le Ghana, soit plus de 60% de l'approvisionnement mondial en fèves, ont fixé d'un commun accord un nouveau prix minimum d'achat du cacao pour la prochaine campagne principale 2019/20 qui démarre début octobre dans les deux pays. Une décision qualifiée d'"historique" par le patron du Cocobod ghanéen, Joseph Boahen Aidoo. Le prix minimum est élevé, de l'ordre de $ 2 600 la tonne, identique pour les deux pays. Il est plus de $ 1 000 au-dessus des actuels prix bord champ et au-dessus des cotations sur les marchés à terme de Londres et de New York. Une rémunération décente pour le travail des cacaoculteurs, a déclaré le patron du Conseil du café cacao de Côte d'Ivoire, Yves Koné. Rappelons que le prix garanti minimum actuel bord champ pratiqué en Côte d'Ivoire pour la campagne 2018/19 est de FCFA 750 le kilo, soit $ 1 290 la tonne, et au Ghana de 7600 cedis soit $ 1 410. Quant aux marchés à terme, Londres a clôturé hier soir très fortement en hausse en réaction aux réunions d'Accra, respectivement à $ 2 366 et $ 2 541 la tonne sur l'échéance septembre. Les deux pays ont aussi déclaré suspendre jusqu'à nouvel ordre la vente de fèves de cacao sur la campagne 2020/21 et, apparemment, jusqu'à ce que le prix plancher entre en vigueur, ont annoncé les deux pays. Un prix minimum dont le principe a été accepté dans la foulée, hier à Accra, par les acteurs du marché, que ce soit les traders, les transformateurs et les industriels de la filière. Ils ont, toutefois, demandé la tenue d'une réunion le 3 juillet à Abidjan pour déterminer comment mettre en œuvre concrètement la mesure. Rappelons que le marché mondial du cacao est actuellement plutôt bien approvisionné, avec un excédent estimé par l'Organisation internationale du cacao (ICCO) de 36 000 t sur 2018/19. Eléments précurseurs, dès la mi-février, la Côte d'Ivoire a arrêté de vendre son cacao aux enchères quotidiennes pour opter pour des contrats directs, de gré à gré, avec les grands acheteurs internationaux, se rapprochant du mécanisme de vente ghanéen. Puis, mercredi dernier 5 juin, le Conseil du café cacao ivoirien a cessé ses ventes anticipées de cacao sur 2019/20. Cette décision ivoiro-ghanéenne est le fruit d'une volonté politique des deux pays manifestée depuis près de deux ans, depuis la grande instabilité des cours de 2016 qui a coûté si cher aux deux pays. Au fil des réunions, ils ont petit à petit rapproché leurs mécanismes de fonctionnement des filières et harmonisé leurs politiques afin de présenter un front plus uni face à des géants mondiaux du cacao et les marchés mondiaux. Rappelons aussi que la Côte et le Ghana connaitront en 2020 une année électorale. Cette préoccupation de prendre davantage les rênes du marché mondial du cacao s'était exprimé lors de la conférence internationale du cacao à Berlin. Le ministre du Commerce de Côte d'Ivoire, Souleymane Diarrassouba, avait alors déclaré que le problème à l'ordre du jour n'était pas tant la certification, ni même la question du travail des enfants, mais la "distorsion" au sein de l'ensemble de la filière cacao. Sur les $ 100 milliards de chiffre d'affaires de la filière chocolat au plan mondial, avait-il rappelé, $ 6 milliards seulement reviennent aux producteurs. Le ministre de l'Agriculture d'Equateur, Ruben Flores Agreda, avait ajouté :: "Cela n'est pas un problème de prix mais de structure des prix" qui devra être modifiée pour atteindre "une rémunération équitable du producteur", avait précisé, de son côté, le ministre du Commerce du Cameroun, Luc Magloire Mbarga Atangana. Cette rémunération est le fondement même de la "lancinante question d'une économie durable du cacao" (lire Le cacao à Berlin : financer la durabilité par la TVA des pays consommateurs). En toute logique, la prochaine étape pour la Côte d'Ivoire et le Ghana serait de prendre leur part de la TVA perçue sur les prix des produits finis vendus aux consommateurs, comme cela avait été évoqué, là aussi, à Berlin. Les pays producteurs mettraient alors un pied dans le marché de la consommation, en attendant qu'ils envisagent, le cas échéant, de prendre une part au capital des grands multinationales chocolatières....



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