EchosMedias.ci
FLASH
La Côte d'Ivoire élimée au 1/4 de finale de la Can. Battue 4/3 après un match nul (1-1)273342 candidats repartis dans 441 centres composent depuis ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour decrocher le bac session 2019.
Vendredi 19 juillet

Côte d'Ivoire/Pour fait de grève:1500 enseignants du secondaire privés de leurs salaires de mai, les enseignants du supérieur, sous la menace

Société, 30.05.2019 13:55, vu 510 fois
Des membres de la plateforme
Des membres de la plateforme
Pour fait de grève, ce sont 1500 enseignants du primaire et du secondaire se verront privés de leurs soldes ce mois de mai 2019 quand les enseignants chercheurs et des chercheurs de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Cocody pourraient se voir appliqués cette sanction du gouvernement. En tout cas ce qui ressort de la conférence de presse qu’a animée le jeudi 30 mai à Abidjan au siège de la Coordination des enseignants et des chercheurs (Cnec), la Plateforme pour la défense des libertés de Côte d’Ivoire (Pdl-CI). Co-animée par son principal porte-parole, Samba David de la Coalition des indignés de Côte d’ivoire, du professeur Johnson Kouassi Zamina, secrétaire général de la Cnec et de Kanga Kouassi Ernest, de la Cosefci, cette conférence a permis aux différents animateurs de crier leur colère contre la mise en place d’un comité interministériel à l’effet de « radier les enseignants grévistes ». « Nous sommes pour la ponction de nos salaires pour fait de grève et ce, dans le respect des règles en vigueur, mais nous ne voulons pas des ponctions au-delà. Encore moins des gels de nos comptes bancaires. Nous condamnons surtout les dernières mesures qui visent à radier les enseignants du primaire et du secondaire qui ont pris part à la grève. Ce sont des mesures qui ne conduisent pas à l’apaisement, mais plutôt ce sont des violations de nos libertés syndicales. Ce sont des actes d’intimidations à condamner dès lors que nos grèves sont légales et sont reconnues par la Constitution », a d’emblée déploré Kanga Kouassi, de la Cosefci. Puis de révéler que « pour ce mois finissant de mai 2019, 1500 enseignants ont été suspendus de leurs soldes ». Ce qui veut dire que, a-t-il déduit, « la mesure de radiation annoncée par le ministère de tutelle et le gouvernement est en cours d’exécution au mépris de toute procédure légale ». « Nous condamnons toutes ces manœuvres du gouvernement. Qu’il arrête cette façon d’agir. Ce que nous demandons c’est l’amélioration de nos conditions de travail, le gouvernement doit prêter une oreille attentive à nos revendications au lieu de brandir la radiation » a fait savoir le représentant d’Attaby Pacôme. Non sans qualifier « ces manœuvres du gouvernement de cynique qui ne doivent pas prospérer dans un Etat dit de droit comme le nôtre ». « C’est une bataille inappropriée contre les enseignants de Côte d’Ivoire », a conclu Kanga Kouassi Ernest, brandissant la menace du boycott des examens à grand tirage, « si aucune solution n’a été trouvée à leurs revendications ». Soutenu par le professeur Johnson Kouassi de la Cnec, qui n’a pas manqué d’indiquer, pour les mêmes faits de grève, la menace de suspension de leur solde n’est pas à écarter. « Autant que la Cnec est abattue par ce qui se passe au primaire et au secondaire, nous constatons que nous sommes au stade des sanctions beaucoup plus féodales, esclavagistes qu’il faut mettre fin ». Aussi, a-t-il fait remarquer que « chez nous à l’Université Félix Houphouët-Boigny, la situation devient autre chose. Fin mai, me semble-t-il que les enseignants chercheurs et les chercheurs n’auront pas leur salaire compte tenu de la grève que nous avons entamé depuis le 20 mai 2019 ». Pire, a-t-il affirmé, « il y a un coup qui se prépare contre la Cnec. Le gouvernement prépare contre un coup contre la Cnec en lui attribuant des casses à l’Université pour enfin conclure que notre structure est violente. Il veut nous faire passer pour des violents et nous faire arrêter. Nous sommes en réalité en danger », a fait savoir le professeur Johnson Kouassi. Qui, a exhorté le gouvernement au dialogue, à des discussions franches pour sortir le système éducatif de l’impasse. « Nous sommes ouverts au dialogue. Que les autorités religieuses, coutumières, administratives prennent leur responsabilité en s’impliquant dans la résolution de la crise qui mine l’école ivoirienne dans son ensemble », a conseillé le premier secrétaire de la Cnec. Car, a-t-il indiqué, outre les examens de fin d’année qui sont menacés, c’est aussi la rentrée des classes prochaines qui l’est plus. La lutte continuera pour la satisfaction de nos revendications ». « L’école n’est pas une priorité pour nos gouvernants. C’est le véritable problème. Tous ceux qui nous gouvernent ont leurs enfants hors du pays. Quand nous pleurons, c’est pour le grand peuple. Mettons-nous ensemble pour combattre l’esclavagisme qui est en cours », a-t-il martelé. C’est pourquoi, pour le porte-parole principal de la Plateforme, Samba David, il convient que toutes les organisations et associations de défense de libertés unissent leur force pour « mener le combat ». « Nous demandons aux autorités d’accorder une oreille attentive aux préoccupations des enseignants en privilégiant le dialogue », a soutenu Samba David. Notons que la Plateforme revendique 14 associations et Ong et Syndicats légalement constituées. Elle a été présentée officiellement le 18 mai 2019.


Source : Yann Ouassa

Lire aussi dans Société

Côte d’Ivoire : un taux national d’admission de 84,48% enregistré à la session 2019 du CEPE
Côte d’Ivoire : un taux national d’admission de 84,48% enregistré à la session 2019 du CEPE
Côte d'Ivoire/ Après le licenciement d'un journaliste, le syndicat des médias réagit.
Côte d'Ivoire/ Décès en France de l’ex ministre Mel Théodore
Côte d'Ivoire/ Présidence de l'union des journaliste: Un candidat viré par son employeur, la faîtière proteste
Côte d'Ivoire/Bepc 2019: 57,31% d’admis
Côte d'Ivoire/ Présidence de l'union des journaliste: Le candidat Franck Ettien explique ses projets
Côte d'Ivoire/ Un incendie ravage 16 boxes de détaillants à l’abattoir de Port-Bouët
Daloa/ Faits divers Il découpe les parties intimes d’une fillette de sept ans
Côte d'Ivoire/Mutuelle du personnel de l’Education nationale:Plus de 2 mois après l’Ag Le camp Boko revendique toujours sa victoire

  Retourner

Plan du site
Accueil
Articles
Photos
Videos
Contacts
Rubriques
Economie
Politique
Société
Droits humains
Sport
International
Contribution
Culture
Environnement
Sciences et Technologies
Nous contacter
Tél. : (+225) 47 47 96 11
E-mail : infos@echosmedias.ci
©2007-2019 EchosMedias.ci
Rejoignez-nous :
Visites du mois : 42,444