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Dimanche 16 juin

Côte d'Ivoire/Palabre au royaume Baoulé La réaction d’un professeur

Société, 07.05.2019 09:58, vu 136 fois
Reine Akoua Boni II
Reine Akoua Boni II
Dans une seconde déclaration (si mes souvenirs sont exacts), publiée dans le Nouveau Réveil du 24 avril 2019, 25 députés de la nation reprennent position (toujours la même) sur l’intronisation au royaume Baoulé et disent prendre des dispositions pour faire introniser à l’avenir, le fils Kassi Anvo, en lieu et place de la Reine Akoua Boni II. Or, cette dernière a été intronisée Reine en 2013, par les 39 chefs de canton (appelés rois avant la colonisation), ayant toute légitimité (au sens de la stratification sociale chez les peuples Baoulé), et conformément au droit de succession baoulé, basé principalement sur le matriarcat. En effet, le Royaume Baoulé, est constitué de 39 petits royaumes autonomes (rebaptisés cantons par le colonisateur) et fonctionne comme une confédération. La protection de la royauté et de la procédure d’intronisation, depuis la Reine Ablaha Pokou, incombent exclusivement aux rois ou chefs des cantons Gossan et N’dranouan auxquels sont associés tous les autres rois ou chefs de canton. Et la procédure a bel et bien été respectée en 2013 comme en témoigne le reportage vidéo relatif à ladite cérémonie. Au décès du roi Anougblé III en 2013, en pleine rébellion, ce sont eux qui, conformément à leur devoir, avaient procédé à « l’Atchouin » du roi défunt. Où étaient alors ceux qui gueulent aujourd’hui quand les rebelles pillaient, désacralisaient les objets sacrés du Royaume Baoulé et assassinaient les braves danseuses « d’Adjanou » de Sakassou ? Où étaient nos députés ?

Je voudrais simplement attirer l’attention de la nation et de ces honorables députés qu’ils n’ont ni pouvoir pour introniser le roi ou la reine des Baoulé ni compétence pour légiférer en matière de droit coutumier régissant le Royaume Baoulé. Le droit coutumier reconnu par l’Etat de Côte D’Ivoire (cf. loi no 1998-750 du 23 décembre 1998 et loi no 2014 – 428 du 14 juillet 2014 portant statut des rois et chefs traditionnels) ne leur donne aucune compétence pour faire intrusion, comme ils font maintenant, dans le règlement de litiges en matière du droit coutumier. Vouloir s’immiscer dans la crise de succession sur le Trône du Royaume Baoulé s’apparente à un délit de trouble à l’ordre public dont ils doivent bien se passer, en tant qu’élus de la Nation. De plus, si nos honorables députés savent tant défendre des causes, qu’ils défendent leurs propres causes à l’Assemblée Nationale où tout se fait aujourd’hui de façon illégale : élection illégale du Président de l’Assemblée Nationale ; proposition illégale de la composition du bureau de cette l’Assemblée. Il serait souhaitable, pour leur propre honorabilité, que nos honorables députés se mettent à l’écart de l’installation sur le Trône des Baoulés qui est, de par la loi, tant coutumier que moderne, du ressort exclusif des rois baoulé (rebaptisés chefs de canton par le colonisateur). C’est, sans doute, le lieu de rappeler que la loi, qu’elle soit coutumière ou moderne, parce qu’impersonnelle, s’applique à tous, de façon impartiale sans distinction de race, d’ethnie, de statut social et de parti politique. On ne saurait donc dénier à quelqu’un son droit pour soupçon de sensibilité politique. Au Royaume Baoulé, le Roi ou la Reine règne, mais ne gouverne pas. Akoua Boni II, symbole de l’unité du peuple Baoulé, ayant été intronisée en 2013, de façon légale et légitime, sans contestation (la vidéo montre bien la présence des contestataires d’aujourd’hui à la cérémonie), et selon l’ordre successoral, toute tentative d’intronisation de son fils (qui vient après elle dans l’ordre successoral) à sa place – sans abdication volontaire de sa part - est une tentative de coup d’Etat. Ainsi, il serait incompréhensible et indigne que des députés de la Nation, honorables législateurs, s’impliquent dans une tentative de coup d’Etat. Quant au Gouvernement, garant du respect de la loi, du droit de chaque citoyen et de la protection de toutes les institutions dans la République, il doit prendre toutes les mesures pour protéger la Reine des Baoulé, en tant qu’institution reconnue par la loi no 2014 - 428 du 14 Juillet 2014 portant statut des rois et chefs traditionnels en Côte d’Ivoire

Dr Jean DIGGLI, professeur d’Economie aux USA

Source : sercom

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