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Côte d'Ivoire/ Grève dans le système éducatif: Les promoteurs d'établissements privés inquièts.

Société, 12.03.2019 13:45, vu 369 fois
Les fondateurs d'établissements scolaires interpellent le chef de l'Etat Ivoirien
Les fondateurs d'établissements scolaires interpellent le chef de l'Etat Ivoirien
Les promoteurs d'établissements scolaires se disent inquiets de la grave crise qui secoue depuis huit semaines l'école ivoirienne. Dans un communiqué, ils demandent à l'Etat de tout mettre en œuvre pour sauver l'école.

De 2017 à ce jour, il nous est donné d’assister dans le secteur public d’éducation, à des mouvements à répétition, mouvements de plus en plus violents (grèves des enseignants, sautes d’humeur des élèves à l’approche des congés). Alors que l’école privée n’est concernée ni de près ni de loin par les motifs et par les démarches desdits mouvements, ses établissements en sont régulièrement les victimes collatérales.

Venant ainsi aggraver ses propres problèmes qui sont posés depuis longtemps, sans toutefois qu’aucune réponse satisfaisante ne soit apportée par les autorités respectives de tutelle (cf. la convention du 20 février 1992 dont la renégociation est bloquée du fait de l’Administration).

DE L’IMPORTANCE DES ÉCOLES PRIVÉES AU SEIN DU SYSTEME EDUCATIF

Pourtant l’importance de l’école privée dans le système éducatif ivoirien n’est plus à démontrer, puisqu’elle représente désormais plus de 75% des infrastructures scolaires et plus de 50% des effectifs d’apprenants. L’école privée compte ainsi, au niveau de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire général, de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle :

- 3 000 établissements dont :
- 1.700 primaires,
- 1.300 secondaires,
- 1 850 000 élèves,
- 40 000 travailleurs,

C’est dire que l’école privée joue un rôle primordial tant au niveau de l’éducation et de la formation de la jeunesse ivoirienne, qu’au niveau social par le nombre d’emplois qu’elle génère.

CAUSES ET CONSEQUENCES DES CRISES SUR L’ECOLE PRIVEE

Cette année scolaire connaît elle aussi son lot de perturbations car depuis le début du mois de décembre, les enseignements dans la plupart des établissements scolaires publics sont à l’arrêt. D’une part du fait des élèves qui ont décrété eux-mêmes la date de leur départ en congé de noël pour le 10 décembre 2018


(non respect du découpage officiel de l’année scolaire), et d’autre part du fait d’un mot d’ordre de grève lancé par certains syndicats des Personnels (revendications syndicales).

Les établissements scolaires privés subissent les contrecoups de ces perturbations venant des écoles publiques, par l’interruption des enseignements, la destruction des infrastructures, l’agression des Personnels et des élèves. Il convient d’ajouter à cette liste d’effets négatifs, l’altération de leur trésorerie du fait d’importants retards de paiement des frais de scolarité dus par les parents d’élèves et par l’Etat. On montrera ci-après, dans une approche plus analytique, l’impact de ces mouvements sur le quotidien de ces entreprises privées du secteur éducation/formation

DES PROBLEMES LIÉS A LA SECURITÉ

En règle générale de nos jours, les grèves des enseignants et autres mouvements des élèves du public comme du privé, se soldent par des dégâts matériels à nos infrastructures, et des agressions sur les personnels des établissements jugés récalcitrants, qui reçoivent même des menaces d’être incendiés !

Pour les mouvements actuels on peut déplorer les cas suivants :

- Collège Catholique St Charles Lwanga de Ferké : Actes de vandalisme sur les biens meubles et les matériels roulants ;
- Cours Secondaire Méthodiste de Dabou : Coups et blessures aux Personnels et aux élèves ;
- CM Mathieu EKRA d’Agnibilékrou : Coups et blessures à un éducateur ;
- Collège LE JOUR de Divo : Coups et blessures au Fondateur ;
- Collège DIÉTY de Danané : Menaces de mort au Directeur des Études.

Ce qui en rajoute au désarroi des responsables de l’école privée, c’est que leurs appels à l’aide aux forces de l’ordre restent sans suite. Pire, lorsqu’ils parviennent eux-mêmes à appréhender les casseurs pour les conduire aux commissariats de police, les agents refusent d’interpeler les délinquants !

DES PROBLEMES LIÉS A LA PEDAGOGIE

A chaque rentrée scolaire le ministre de tutelle communique à la communauté éducative le découpage de l’année scolaire, avec les volumes horaires homologués permettant la validation par les institutions internationales idoines, des enseignements reçus. Ces dispositions ne sont pratiquement jamais respectées pour les raisons connues de tous :


- L’indiscipline notoire des élèves qui partent en congé et en reviennent à leur guise,
- L’intransigeance des organisations syndicales des enseignants à l’occasion des négociations avec l’État,
- La passivité apparente, à tout le moins le mutisme coupable des organisations de parents d’élèves pendant les crises touchant l’école,
- L’indolence incompréhensible de l’Administration à prendre à bras le corps, et ce au moment opportun, les problèmes posés par les différents partenaires de l’école.

Les programmes de rattrapage des mois perdus ou de sauvetage in extremis de l’année scolaire, ne peuvent pas constituer les meilleurs gages de validation des enseignements dispensés et des diplômes octroyés aux apprenants…

DES PROBLEMES FINANCIERS

Depuis l’abaissement de la barre d’admission en sixième à 85 points, plus de 90% des effectifs des élèves des établissements scolaires privés du Secondaire Général premier cycle, sont constitués d’élèves affectés. Si bien que les recettes perçues des parents d’élèves payants ne permettent d’assurer le fonctionnement normal desdits établissements que jusqu’au mois de décembre chaque année. Au-delà de janvier, le tarissement des recettes provenant de cette source entraîne des difficultés réelles, en attendant que l’État-parent d’élèves ne prenne le relais à compter de fin mars.

Aussi, les perturbations dans les établissements scolaires privés, pire leur fermeture, rendent-ils impossible le contrôle physique des effectifs des élèves affectés et par voie de conséquence, la confection des documents financiers pouvant permettre le paiement des frais d’écolage à la charge de l’État.

D’où une accumulation des impayés de salaires qui va en s’accentuant !

EN CONCLUSION

Nonobstant la bonne volonté et les énormes sacrifices consentis par les promoteurs d’écoles privées, ainsi que la disponibilité et la sollicitude des Présidents de leurs associations, la situation actuelle de l’école ivoirienne en général et des écoles privées en particulier, n’incite guère à l’optimisme.

En conséquence de tout ce qui précède, les associations de promoteurs des écoles privées interpellent l’État, les parents d’élèves et l’opinion publique sur les maux qui minent le secteur privé d’éducation/formation :


1/ les perturbations, les casses voire les agressions physiques dont leurs établissements et leurs Personnels sont systématiquement les cibles, chaque fois qu’il y’a grève dans le secteur public d’éducation et de formation ;

2/ l’impossibilité pour eux de bénéficier des services des forces de l’ordre pour assurer la protection adéquate de leurs établissements en cas d’attaque à l’occasion des mouvements sociaux ;

3/ la non assistance des pouvoirs publics pour le dédommagement ou la remise en état de leurs établissements suite aux casses ou autres actes de vandalisme subis à l’occasion des mouvements sociaux ;

4/ la non prise en charge par l’État des charges supplémentaires occasionnées par les mouvements sociaux : paiement des salaires durant les mois non œuvrées et paiement des heures supplémentaires pour les cours de rattrapage après la reprise ;

5/ le retard accusé par les services des tutelles dans la conduite des opérations liées à l’élaboration des décisions financières nécessaires au paiement des frais de scolarité à la charge de l’Etat, selon les échéances conventionnelles.

C’est pourquoi, face à leurs patrons eux-mêmes en difficulté, le risque est grand qu’en fin d’année scolaire, l’on assiste à des manifestations des enseignants des écoles privées, visant à perturber les examens à grand tirage.

Source : sercom

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