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Côte d'Ivoire/Pétrole, énergies et énergies renouvelables: Le ministère de tutelle dans la tourmante, les agents crient leur ras-le-bol

Economie, 02.12.2018 10:47, vu 160 fois
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Le moins qu’on puisse dire est que rien ne va au ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies renouvelables ( MPEER). Et ses agents ne comptent pas aussi se taire sur la situation morose que traverse ce secteur jugé stratégique pour le pays. Face à la presse le jeudi 29 novembre 2018, dans les locaux de la Centrale syndicale Humanisme sis à Adjamé, la Coordination des agents libres des mines, du pétrole et de l’énergie (Calme) a tenu à tenir informer l’opinion nationale et internationale des difficultés qui minent le ministère de tutelle. C’est ainsi que le secrétaire général de ladite Coordination, Omepieu Diégo Armand a passé « au scanner » ce ministère. Pour conclure que les agents dudit ministère ont « décidé de ne plus être des cordonniers mal chaussés ». « Nous en appelons au réveil et à la vigilance de tout le corpus national, parce que, l’émergence de la Côte d’Ivoire passe irrémédiablement par le ministère du Pétrole et de l’Energie », a indiqué Omepieu Armand. Certes mais cela passe, a-t-il souligné par la résolution de certaines difficultés. Car, pour le conférencier, « il n’y a pas eu de changement majeur, depuis 2016, au ministère du Pétrole et de l’Energie. Malheureusement, la population et le gouvernement en pâtissent. Ce sont les acteurs qui ont changé, les problèmes eux, demeurent ». En clair, explique le conférencier, « le ministère version Thierry Tanoh, fonctionne en petit comité. Puisque les autorités dudit secteur ne trouvent pas utile de nommer aux postes vacants. Certaines directions sont inexistantes, soit sans directeur depuis de nombreuses années ». il s’agit, a cité l’orateur, de la direction des ressources humaines, de la direction de la planifiaction et de la statistque, et de la direction de l’électrification rurale. Plus particulièrement à la direction générale de l’énergie où sur 8 sous directions, seulement deux ont été dotées de sous-directeurs ». La situation semble être plus morose au niveau de la Société ivoirienne du raffinage(Sir). Où selon le conférencier, celle-ci a fréquemment des difficultés de trésorerie pour s’offrir les cargaisons de brut nécessaires au fonctionnement de ses unités. « D’ailleurs, c’est un fait confirmé, que depuis 2016, la Sir a effectué de nombreux licenciement et qu’elle est confrontée à une dette de plus de 300 milliards de Fcfa. Dans la même année, le gouvernement annonçait une baisse de son chiffre d’affaire », a soutenu Omépieu Armand. Et de faire noter aussi que cette situation est due à la fraude sur les produits pétroliers. Avec notamment du carburant venu de pays voisins qui pénètre le marché national, un manque à gagner pour la Sir. Et pourtant, « c’est un fait connu de tous », a-t-il commenté. Dans tous les cas, pour la Coordination des agents, « il revient à ce département ministériel la charge de la lutte contre la fraude sur les produits pétroliers. Mais celui opte pour l’augmentation du prix du carburant comme la solution la plus facile avec son corollaire d’augmentation du coût de la vie ». Là, où croit savoir le conférencier, une lutte acharnée contre la fraude aurait permis l’augmentation substantielle du chiffre d’affaire de la Sir. Autre faiblesse dans la gouvernance du secteur du pétrole, l’orateur a noté que le contrôle de la péréquation transport a été « purement et simplement supprimé dans les directions régionales et départementales pour être confié à la société Sud Contractor, qui ne fait que de la géolocalisation, à savoir suivre par Gps le trajet des camions citernes ». Au titre de l’énergie, les syndicalistes soulignent l’absence du contrôle régalien de l’Etat. A titre d’exemple, ils indiqueront que la direction générale de l’énergie étant chargée de la coordination et de la planification de la politique énergétique nationale, de l’élaboration et du suivi de la législation et de la règlementation sur l’électricité et les énergies renouvelables et de la gestion de l’utilisation des ressources énergétiques, force est de constater cependant que cette direction a renoncé à ses attributions. L’électrification rurale étant menée par CI-énergie, ou encore il n’existe aucun service de l’énergie dans les directions régionales et départementales, cela laissant libre cours aux pratiques illicites avec la possible complicité d’agents de la Cie. « Le ministère fait du sur-place », accuse le conférencier. Poursuivant celui-ci fait savoir que depuis 2011, une certaine politique de développement et de stabilisation des secteurs pétroliers et énergétiques avait été engagée. Mais, le constat est que ce développement se fait au détriment du capital ivoirien et du personnel du ministère de tutelle. « Malgré les multiples appels du syndicat, les autorités du ministère du Pétrole opposent une fin de non recevoir à une gestion transparente et inclusive des ressources allouées au personnel, ce malgré les dispositions légales en vigueur », fait savoir l’orateur principal. Conséquences, il y a une crise de liquidité et de dette à la Sir avec une augmentation du prix à la pompe des carburants et un risque de privatisation. Aussi, faut-il ajouter qu’aucune stratégie de lutte contre la fraude sur le réseau électrique n’est à noter. Encore moins l’existence d’un document de politique énergétique n’est élaboré. « Sur le plan du travail, il n’existe aucun décret d’organisation depuis 2017. Les nominations, même les plus simples ne sont pas actées », révèle-t-on. Pour le conférencier ce sont là autant d’éléments qui démotivent le personnel. D’autant que « depuis 2011, nous enregistrons le départ de plus de 25 à 40 agents pour un ministère qui en compte moins de 400. ». De quoi conduire les agents réunis au sein de la Coordination à mettre la pression sur leur ministère de tutelle en proposant entre autres « l’instauration d’un dialogue social sincère et constructif au sein dudit ministère, le renforcement de la structure organisationnelle du ministère par la finalisation des nominations, le paiement sans délai des arriérés de primes des agents dudit ministère et la signature d’un décret pour formaliser définitivement le paiement des primes aux agents ». « Il est impensable de faire de la Côte d’Ivoire un hub pétrolier énergétique de la sous-région avec des fonctionnaires pauvres. La signature d’un décret de prime au bénéfice du personnel et le terme de l’opacité dans la gestion des ressources allouées aux agents s’imposent », a recommandé la Coordination agents libres des mines, du pétrole et de l’énergie, non sans suspendre son mot d’ordre de grève, « pour laisser une chance à la négociation ».



Source : Yann Ouassa

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