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Côte d'Ivoire/ Elections municipales à Yamoussoukro: Augustin Thiam (Gouverneur) accuse

Politique, 28.10.2018 14:55, vu 248 fois
Thiam Augustin, Gouverneur du district autonome de Yamoussoukro
Thiam Augustin, Gouverneur du district autonome de Yamoussoukro
Le Gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Dr Thiam Augustin, face à la presse, le samedi 26 octobre, a réagi à ses détracteurs sur les questions de la chefferie Akouè et des municipales du 13 octobre dernier sanctionnées par la débâcle du RHDP dont il est l’un des soutiens essentiels.

Echosmedias.ci: Monsieur le gouverneur, vous avez soutenu dans la commune de Yamoussoukro le candidat du Rhdp qui a malheureusement perdu. Quel est votre moral quelques jours après les résultats proclamés par la CEI ?

Thiam Augustin : Mon moral est au beau fixe. Les résultats de mes actions politiques n’ont jamais d’effet sur mon mental. Le moral est permanemment bon. Que je gagne ou que je perde, je garde la même sérénité. Ce sont les deux côtés de la même pièce.

Il Semble que l’échec aux municipales vous a valu une punition qui fait que vous quittez Yamoussoukro pour le Canada comme Ambassadeur. Du moins, c’est la rumeur qui court ici dans la ville de Yamousosukro.

Ecoutez, la réponse à cette question appartient à ceux qui nomment les ambassadeurs. Apparemment et d’après les rumeurs que j’entends monter depuis Yamoussoukro, le maire Gnrangbé fait partie de ceux qui nomment les ambassadeurs pour aller au Canada. Donc, il doit savoir de quoi il parle. Ça dépend des jours. Des fois, il m’annonce au Japon, des fois il m’annonce au Canada. Apparemment M. Gnrangbé n’a pas encore décidé. Attendons sereinement pour qu’il détermine où il m’a nommé ambassadeur.

Il se raconte que vous auriez giflé l’un de vos collaborateurs en la personne de Kouassi Bateh. Ce dernier, nous dit-on, était venu vous exprimer sa compassion après la défaite de votre candidat. Quel commentaire, M. le Gouverneur ?

Il (Kouassi Bateh, Ndlr) est venu lui-même chez moi pour me marquer sa surprise. Puisque lui et moi nous ne nous fréquentons presque pas. Il faudrait que j’aie le bras très long pour pouvoir le gifler à distance. Ensuite, il n’est pas dans mes habitudes de gifler des gens. Ça fait huit ans que je suis Gouverneur. Huit ans que je suis au District, je n’ai jamais giflé de personne. Je suis le troisième d’une fratrie de sept enfants, je n’ai jamais porté la main sur aucun de mes frères et sœurs. Gifler quelqu’un est un aveu de défaite. Donc ça ne me ressemble ni de près, ni de loin. Un adage dit tel on est, tel on fait le monde. C’est parce que ceux qui m’accusent d’avoir giflé mon collaborateur sont capables eux-mêmes de gifler les leurs. Alors ils pensent que je suis fait à leur image. Mais je n’ai jamais giflé ni M. Kouassi Bateh, ni personne d’autre. C’est totalement faux.

Les populations Akouè avec à leur tête les chefs de village se mobiliseraient pour ne plus vous reconnaître comme leur chef canton. Qu’en est-il?

Vous savez, il s’agit des mêmes agissements du maire sortant. Ce n’est pas sa première fois et ce ne sera certainement pas sa dernière. La désignation d’un chef de canton n’est pas une action de vote. Ni de consentement, d’approbation ou de désapprobation de chefs de village. La chefferie de canton et dans toutes les régions baoulé appartient à une famille. La famille désigne en son sein selon les règles qui lui sont propres, qui elle a choisi pour la représenter en tant que chef de canton. Une fois que toutes les démarches traditionnelles ont été accomplies, les chefs de villages qui composent le canton sont tous appelés et la famille détentrice du canton les informe. Voilà votre nouveau chef. Ils ne peuvent ni l’instituer, ni le destituer. Donc vraiment les actions de M. Grangbé dans ce sens me laissent au pôle nord. Je suis coutumier du fait. Et il n’aura de cesse que quand il m’aura, d’après lui, destitué. Tout comme, il n’aura de cesse que quand il m’aura enlevé de mon poste de Gouverneur. De la même façon, j’attends cela avec sérénité. Ensuite, j’ai l’avantage de savoir faire autre chose. A supposer que dans le pire des cas, celui qui m’a nommé SEM Alassane Ouattara décide de me remercier, ça fait partie des choses de la vie, et je l’accueillerai avec la même sérénité. A supposer aussi que ma famille ou des membres de ma famille décident de me retirer de la chefferie de canton, ou décident de choisir quelqu’un d’autre, je l’accueillerai avec la même sérénité aussi. Je suis vraiment loin des agissements de M. Kouacou Kouadio Gnrangbé Jean. Et j’avoue que je suis totalement indifférent. Le Président de la République, un jour m’avait dit, « Augustin, le mépris est la plus grande des injures. »

Pourquoi en voulez-vous ramenez-vous toutes les récriminations dont vous êtes victime au maire Gnrangbé ? N’est-ce pas parce qu’il défend le PDCI à Yamoussoukro ?

T.A : Je n’en veux pas au maire Gnrangbé en tant qu’individu. Je lui en veux pour ce qu’il ne fait pas pour Yamoussoukro depuis 17 ans. Il s’appellerait Zadi que j’aurais eu la même attitude. Donc, il faut dépersonnaliser le débat. Je trouve que son comportement vis-à-vis de la mairie de Yamoussoukro, sa manière de gérer la commune de Yamoussoukro est tout simplement criminelle. Il porte atteinte à la mémoire de Félix Houphouët-Boigny et tout ce qu’il représente. Pour le deuxième volet de votre question, je voudrai savoir depuis quand Gnrangbé défend le PDCI à Yamoussoukro ? La première fois qu’il a été élu maire en 2001, il était candidat indépendant contre le candidat du PDCI Koffi Désiré. La deuxième fois qu’il est élu en 2013, il était candidat du RHDP. Et ce n’est que cette année qu’il est candidat du PDCI par défaut. Parce qu’il est le seul à avoir déposé sa candidature au parti à Abidjan. On peut dire que le PDCI n’avait pas d’autre choix que de le soutenir. Donc en 17 ans, c’est la première fois de sa vie que M. Gnrangbé se fait élire PDCI. D’où vient-il qu’il défend le PDCI ? Ensuite ce jour de 1946 qui a vu la naissance du PDCI à l’Etoile du Sud à Treicheville, le père de ma mère était là ce jour. Mon père, l’ambassadeur Thiam, dès 1946 faisait campagne pour Houphouët-Boigny aux côtés de Mamadou Coulibaly le premier président du Conseil économique et social de la République de Côte d’Ivoire, grand militant du PDCI-RDA. Et jusqu’à sa mort, mon père était parmi les plus vaillants militants du PDCI-RDA. Et moi-même aujourd’hui, je défends les valeurs de l’houphouëtisme, même si je suis militant du RDR. Alors moi je pose la question, où était le père de Gnrangbé en 1946 ? D’où vient-il qu’il est plus PDCI que moi, même si je suis RDR ? En 1995, quand il fallait payer la caution de 10 millions F Cfa pour la candidature de Bedié, candidat du PDCI, j’ai contribué en offrant la somme d’un million F Cfa. Pr Georges Armand Ouegnin est témoin. Ce sont les principes fondateurs du PDCI que je défends au RDR. D’où mon ralliement au RHDP pour l’houphouëtisme. Je crois que ma démarche a plus de cohérence que celle de Gnrangbé. Donc je n’attaque pas le PDCI. Et d’ailleurs notre tête de liste est PDCI. Si j’attaquais le PDCI, pourquoi soutiendrais-je Kouamé Lokou Léon, membre du bureau politique du PDCI ? J’aurais pu soutenir un candidat du RDR. J’aurais pu aussi soutenir un FPI. D’où vient-il que j’attaque le PDCI ? J’attaque la personne de Gnrangbé parce qu’il est l’antithèse de tout ce que je suis. Il est la négation de tout ce que je représente comme valeur humaine. Il s’est bâti un univers autour du mensonge. En tant que médecin, si je devrais utiliser un terme médical, je dirai que c’est un menteur pathologique, doublé d’un véritable caméléon ethnique. Pendant la campagne, face aux malinkés il dit que sa maman est dioula et qu’elle se nomme Amadou Aya. Face aux bhété, il leur dit que son nom Gnrangbé, qui veut dire « chat de brousse » en bhété, a une origine bhété alors que c’est un nom de Goli. Il n’est pas oiseau, il n’est pas souri. Je suis parfaitement informé de tout ce qu’il fait. C’est son habitude, un comploteur. Il est capable de tout pour se maintenir là où il est.

Monsieur le Gouverneur, votre candidat Kouamé Loukou Léon conteste les résultats proclamés par la CEI. Le soutenez-vous dans cette démarche ?

T.A : Après nous être concertés, le ministre Joël N’guessan, le ministre Diarrassouba, moi-même et tous les candidats sur notre liste avons pris un avocat et des huissiers. Nous avons constitué un dossier pour introduire une requête en annulation devant la chambre administrative de la Cour suprême. Donc je ne me prononce pas sur une action qui est en cours à la justice. J’attends sereinement la décision de la Cour administrative. Et si jamais elle confirme le résultat, je m’alignerais. La politique c’est quoi, quand on n’a pas ce qu’on veut, on fait avec ce qu’on a. Donc je ferai avec Gnrangbé si c’est lui qui est confirmé. Mais Dieu merci, aujourd’hui il y a une municipalité à Attiégouakro. Le futur conseil du District, si je ne suis pas nommé ambassadeur au Canada comme il le dit, sera constitué à égale proportion avec une partie du conseil de Yamoussoukro et une partie du conseil d’Attiégouakro sans oublier la partie nommée par le Président de la République. Donc il se dégagera une majorité qui nous permettra de gérer le District. Donc je ferai avec. Mais M. Gnrangbé a fraudé. Je n’ai pas peur de le dire. En 2001 déjà, il avait fraudé. Et à l’époue, M. Koffi Désuiré avait introduit un recours en annulation aussi. Et c’est sur intervention du Président Gbagbo auprès de Tia Koné, président de la Cour suprême que toute action a été bloquée et Gnrangbé a été maintenu maire. Nous nous retrouvons près de vingt ans après dans une situation similaire. Ce n’est pas sur la commune seulement qu’il a fraudé. C’est dans les dix-huit villages de la commune. Il a mis en place un système de fraude. Je le confirme. Si la Chambre ne nous suit pas, je suis un démocrate, je me rangerai à la décision.

Source : Par Nadège Abo

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