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Samedi 17 novembre

Le chef a parlé! Il peut mieux parler et mieux faire

Contribution, 07.08.2018 09:27, vu 268 fois
Alassane Ouattara
Alassane Ouattara
Les pressions de la vraie opposition, de la vraie société civile mais aussi celles de ses alliés et protecteurs d’hier ont-elles eu raison du chef Ouattara ? Rien n’est moins sûr. Mais le chef de l’Etat a parlé en bon chef de famille, en cette soirée du 6 août2018, veille de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. Nous disons merci au chef qui attache du prix à la paix, à la réconciliation, à la cohésion, socle du développement de notre chère Côte d’Ivoire. En amnistiant les politiques notamment Simonne Ehivet Gbagbo, Lida Kouassi et Assoa Adou pour maintenir les militaires dans les liens de la détention, sans jugement pour certains depuis plus de sept ans et avec condamnations pour d’autres pour des dossiers dont la légèreté crève les yeux, nous disons, le chef peut mieux faire, le chef peut mieux parler. Merci chef pour les politiques amnistiés, merci chef pour les exilés qui vont rentrer sans crainte de se retrouver dans tes geôles, merci chef pour la promesse de réformer la Cei avec l’espoir pour nous de ne plus voir Youssouf Bakayoko comme président pour nous narguer. Les crises que le chef Alassane Ouattara a passées en revue, faisant la chronologie de ces moments très douloureux de l’histoire récente de notre nation, ont quelque part opposé, militairement s’entend, deux camps. Les Forces armées des forces nouvelles (Fafn) pompeusement rebaptisées les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) aux Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci). Si l’on évoque la lenteur de la justice pour mieux ficeler les dossiers, au point qu’un seul camp paie pénalement même quand il saute à l’œil que les dossiers sont désespérément vides, il n’est pas exagéré de dire que le chef devait franchir le rubicond, lui le président de tous les Ivoiriens, en prenant ses soldats en compte dans son décret. Lui le chef suprême des armées. Que nenni. Le président de tous les Ivoiriens a choisi de créer des Ivoiriens de seconde zone en matière d’amnistie. Jugés encore dangereux pour lui, pour son pouvoir, peut être. Vagba Faussigneau, Abéhi Jean Noël, Dogbo Blé, Séka Séka Anselme et j’en passe, doivent encore croupir dans les geôles du régime parce que le chef a encore une rancune tenace envers eux pour leur loyauté envers le Président Laurent Gbagbo. Ne sont-ils pas poursuivis pour des faits de la crise pour lesquels il amnistie les politiques ? Ne sont-ils pas des Ivoiriens, enfants de ce pays, soldats du chef après tout ? Non chef ils ne doivent pas être en marge de cet élan de pardon, de réconciliation. La Côte d’Ivoire a besoin de revoir tous ses fils réunis pour son développement, pour son émergence que tu prônes tant. Alors chef, encore un peu d’effort et tous tes enfants t’applaudiront à tout rompre. Mieux chef, tu peux te rattraper en élargissant ces officiers militaires et tous ces militaires anonymes qui croupissent dans tes geôles, à l’occasion de ton message à la nation du 31 décembre 2018. Le chef a parlé en chef de famille, en chef de l’Etat, de la nation. Avec toutes les gestuelles de solennité. Malheureusement sept années écoulées, ce sont des éléments Fanci qui continuent de croupir dans les geôles du chef et son régime. Passent de vie à trépas dans l’indifférence totale. Depuis sept ans, leurs ‘’ennemis’’ des Fafn puis des Frci hument l’air frais de la liberté avec à la clé des promotions, des primes faramineuses. Le chef a amnistié des pro-Gbagbo emprisonnés, en attente de jugement depuis sept ans ou exilés, effaçant ainsi leurs peines et poursuites en cours. Un goût amer nous reste, celui d’avoir refusé cette chance aux militaires qui n’ont fait que remplir leur devoir régalien de protéger et de défendre la mère patrie. Comme les politiques, ils doivent venir reprendre leur place dans la vie de notre nation. Ces militaires non concernés ne sont-ils pas enfants de ce pays ? N’ont-ils pas de famille à qui ils manquent cruellement ? Le chef a parlé, le chef peut mieux faire, mieux parler.


Source : Nadège ABO

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